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Les écrits bibliques et l’histoire chrétienne peuvent être lus comme une succession de situations dramatiques, de crises mais aussi de création et de renouveau. L’iconographie qui s’y rapporte est un précieux témoignage de la façon dont ces situations ont été mises en images, interprétées et parfois revisitées au long des siècles. Cette année, le cours d’iconographie propose de reprendre sous cet angle particulier des textes fondateurs, des périodes clés, des événements, qui ont inspiré les créateurs de l’art chrétien sous toutes ses formes, peinture, sculpture, vitrail, etc. Notre attention se portera sur les images et les œuvres d’art créées pour illustrer des récits bibliques qui parlent, entre autres, de création et de destruction, de transgression et de rédemption, de guerre et de paix. Nous regarderons également comment, lors des périodes de réformes de l’église et à travers la vie des saint(e)s, de nouvelles images sont apparues pour répondre à des nouveaux besoins.
Le vieux-perse est une langue iranienne ancienne appartenant à la branche indo-iranienne de la famille des langues indo-européennes. Il est attesté par des textes épigraphiques des rois Achéménides en écriture cunéiforme et datant du VIe au IVe siècle avant notre ère.
Ce cours est une introduction à la langue vieux-perse et à son écriture. Les apprenants se familiariseront avec les principales caractéristiques de la grammaire vieux-perse ainsi qu'avec son écriture. Pendant le cours, différents textes seront étudiés, dont la célèbre inscription de Bisotun de Darius. Aucun pré-requis n'est nécessaire pour suivre le cours.
Présentation des langues et de l'écriture alphabétique utilisées en Arabie du Sud ancienne du début du Iermillénaire avant J.-C. jusqu'au VIe siècle de notre ère. Aperçu de l'histoire et de la civilisation sudarabiques présenté à travers l'étude des inscriptions.
L'élamite, langue isolée autrefois parlée dans le sud-ouest de l'Iran, a laissé des traces textuelles couvrant près de deux millénaires (2300-400 avant notre ère). Il s'agit notamment des inscriptions royales des "rois d'Anshan et de Suse", qui ont régné dans la seconde moitié du deuxième millénaire avant notre ère, une période souvent considérée comme l'âge d'or de l'histoire élamite. Le cours présente la langue élamite dans sa forme "classique" (moyen-élamite), mais contextualise également de manière détaillée les inscriptions, dont un grand nombre sont conservées aujourd'hui au Musée du Louvre. Parmi les aspects abordés figurent les expressions de la continuité dynastique et l'évolution de la titulature royale, la conscience historique, l'idéologie royale, la religion et la diversité culturelle/territoriale

Lecture d'inscriptions sur les objets archéologiques (statues, vases, etc.). Lecture de textes simples sur stèles (dédicaces, décrets, etc.). Initiation à la grammaire et à la syntaxe du grec ancien. Au cours de l'année, travail sur les inscriptions présentes dans le musée du Louvre.
L'identification et l'attribution d'objets ou de décors chargés d'armoiries et d'emblèmes requièrent un certain nombre de connaissances de base. Les notions revisitées dans cet enseignement permettront de comprendre, d'analyser et de contextualiser ces informations très précieuses dans l'histoire des arts.

L'identification et l'attribution d'objets ou de décors chargés d'armoiries et d'emblèmes requièrent un certain nombre de connaissances de base. Les notions revisitées dans cet enseignement permettront de comprendre, d'analyser et de contextualiser ces informations très précieuses dans l'histoire des arts.
Ce cours est destiné aux auditeurs ayant préalablement suivi la formation initiale. Y seront proposées des études de cas d'objets et de décors emblématisés avec des exercices pratiques et des contributions aux programmes de collecte des données héraldiques (ARMMA, SIGILLA, DEVISE, COLLECTA).

La numismatique est une discipline qui se situe à la charnière de l’histoire, de l’histoire de l’art et de l’archéologie. Par sa très riche iconographie, elle nous renseigne sur des aspects variés de la vie institutionnelle et quotidienne (événements militaires, festivités, religion, architecture, etc.). La monnaie romaine, de la République à l’Antiquité tardive (IIIe s. av.-IVe s. ap. J.-C.), sera abordée sous différents angles : caractéristiques de la production (systèmes monétaires et techniques de production), iconographie (portraits, types de revers), histoire événementielle ou encore archéologie et usages monétaires. Deux cours se tiendront à la Bibliothèque nationale de France et permettront la manipulation d’objets de la collection.
A l’heure de diffuser son virulent Salon de 1845, le jeune Charles Baudelaire réclame d’être comparé à Stendhal, et surtout à Diderot. Sous Louis-Philippe, la critique d’art possède déjà des modèles prestigieux, garants d’un discours propre aux images, et des habitudes stables, liées à l’essor de l’imprimé (journaux, brochures) et au nombre croissant des artistes qui se bousculent aux cimaises du Louvre. C’est là, depuis 1699, que se tient le bien nommé Salon, nom qui dérive du Salon carré où s’est tenue l’exposition de l’Académie royale. Cet accrochage, devenu régulier sous Louis XV, est initialement réservé à ses seuls membres. Mais son succès même l’expose à la crise qui, combinée à la rupture politique, emportera l’institution académique en 1793. Diderot personnifie justement, à partir des années 1750, l’autorité d’une expertise nouvelle, capable de fronder les artistes du roi en fonction d’attentes qui ne relèvent que d’elles-mêmes. Il y a étroite corrélation entre l’émergence du critique d’art et l’émulation accrue du Salon. Devenu le forum d’une parole libérée, il cesse vite d’appartenir à ses instigateurs et ses privilégiés. Les nouveaux arbitres du goût, en réalité, ont détourné à leur profit le critère d’excellence inhérent aux Académies de l’Ancien Régime. Aussi le Salon de 1791, bien qu’ouvert à tous, ne marque-t-il pas un changement absolu. Ce cours se propose d’inscrire l’évolution de la / du critique d’art dans le temps long, afin de montrer les continuités institutionnelles et esthétiques qui relient « le siècle de Louis XIV » aux turbulences du romantisme, de part et d’autre de la grande Révolution. Double sera chacune des dix séances, associant l’étude d’un moment à celle d’une voix qui la résume.