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Les cours sont organisés avec l'Association Amis du musée des Beaux-Arts de Caen et se déroulent au musée des Beaux-Arts de Caen,
Le Château, 14000 Caen.
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La première décennie du XXe siècle voit advenir sur le devant de la scène parisienne une constellation d’artistes mus par le désir de renouveler la peinture, de repenser la place de l’artiste dans la société et de s’émanciper des règles de la tradition picturale. Singulièrement, bien qu’ils soient connus sous le nom de « peintres fauves », ces artistes ne participent pas à la création d’un mouvement cohérent issu d’un manifeste. Le Fauvisme est avant tout un réseau d'amitiés électives, où de jeunes artistes fougueux, parmi lesquels André Derain (1880-1954), Henri Matisse (1869-1954) et Maurice de Vlaminck (1876-1958), travaillent ensemble, parfois côte à côte, pour renouveler la représentation du réel.
Ainsi, dès 1905, sous le soleil féroce de Collioure, Matisse et Derain remanient la perspective et travaillent la couleur pure. C’est l’aube d’une nouvelle ère, celle d’une génération d’artistes prête à tout sacrifier pour la lumière, dans le sillage des expérimentations de Paul Gauguin, de Vincent van Gogh ou des néo-impressionnistes. Au Salon d’Automne de 1905, leurs toiles font scandale. « Bariolages » ou « barbouillages » sont les mots utilisés par des critiques déstabilisés, la langue étant muette face à ces « cartouches de dynamite » (André Derain). Pourtant, cette période marque un changement sans précédent dans l‘histoire de l’art du XXe siècle. Les artistes fauves, loin d'être encagés, sont les catalyseurs d'une couleur expressionniste et puissante, qui se retrouve au même moment chez les peintres allemands de Die Brücke ou Der Blaue Reiter.
Une traversée de l’histoire de l’art en Grande-Bretagne invite à découvrir les lignes de force qui ont façonné, siècle après siècle, l’identité visuelle du pays. Des premiers foyers de création aux expressions les plus contemporaines, se dessine peu à peu un paysage artistique riche, contrasté et profondément lié à l’évolution culturelle et sociale du royaume. Au fil des grandes étapes de cette histoire (la création de la Royal Academy en 1768, les Préraphaélites, le mouvement Arts & Crafts, les Modernistes ou encore les Young British Artists), se révèle la singularité profonde de la création britannique, cette tonalité particulière souvent évoquée sous le nom de «¿the Englishness of English art¿», et dont il s’agit de saisir les résonances, les nuances et les héritages.