Contrôle d'accès aux cours
La carte d’auditeur libre de l’École du Louvre est destinée au contrôle d’accès aux cours auxquels vous êtes inscrits et doit être présentée pour accéder aux espaces d’enseignement.
Auditeurs libres des cours à Paris dispensés en présentiel, ou en modalité d’enseignement mixte
Durant sa période de validité, votre carte permet un accès gratuit et illimité aux collections permanentes et aux expositions temporaires :
Elle offre un tarif réduit :
Durant sa période de validité, la carte d'auditeur libre du cours d'initiation à l'histoire mondiale de l'architecture donne de plus un accès gratuit et illimité aux collections permanentes de la Cité de l'architecture et du patrimoine.
À noter : la carte d’auditeur libre de l’École du Louvre ne permet pas d’accès prioritaire "coupe-file".
Auditeurs libres des cours dispensés en distanciel
La carte d’auditeur libre n’est pas délivrée aux auditeurs inscrits exclusivement aux cours en ligne.
Auditeurs libres des cours dispensés en régions
Votre carte est exclusivement destinée au contrôle d’accès aux cours. Contrairement à celle des auditeurs libres des cours à Paris et des cours en ligne, elle ne donne pas droit aux réductions ou gratuités dans les musées.
lms.ecoledulouvre.fr
Accédez à :
Modalités d'enseignement
Les cours d'été en replay sont accessibles sur le campus numérique de l'École, du 13 juillet au 31 août 2026.
L’attention des auditeurs est appelée sur le fait qu'une inscription à un cours en replay ne donne pas accès à un cours en amphithéâtre, et inversement.
La carte d’auditeur libre n’est pas délivrée aux auditeurs inscrits exclusivement aux cours en ligne.
Des places sont disponibles par correspondance, veuillez trouver ci-dessous les documents à télécharger et à envoyer :
Né dans l'esprit des Grecs de l'Antiquité, le mythe de l’amazone a perduré en Occident au point de devenir une référence incontournable de la littérature et des arts en France de l’époque médiévale à l’époque contemporaine. Les représentations archaïques et préclassiques des Amazones montrent des guerrières combattant comme des hommes. Cette héroïsation durable de la femme en armes n’est pas sans ambiguïtés. Souvent dénudée, voire lascive, l’amazone fait les frais d’un imaginaire érotique susceptible d’invalider son potentiel subversif et de discréditer ses engagements. Du rapt d’Antiope au combat de Penthésilée, la référence aux amazones s’incarne aujourd’hui de façon militante dans l’œuvre de certaines artistes femmes et les références dépassent parfois le cadre de l’héritage antique. Ainsi en est-il des Agoojié du royaume du Danhomè, ce corps militaire féminin d’exception, dont l’histoire a marqué durablement les arts africains et européens. La représentation des femmes en armes et leur pouvoir de subversion se situe à la croisée de l’histoire, de l’art et des études de genre. Les amazones sont-elles des guerriers comme les autres ?

Que l’on pense au portrait de la baronne Betty par Ingres, au « camée Rothschild », aux « Rembrandt Rothschild », ou encore à « l’Œuf Rothschild » de Fabergé, les chefs d’œuvre conservés dans les collections de la famille Rothschild sont innombrables et beaucoup portent encore leur nom. L’histoire de la famille commencée à la fin du XVIIIe siècle dans la Judengasse de Francfort, s’incarne, une génération plus tard, dans de fastueux hôtels particuliers ou châteaux construits aux quatre coins de l’Europe - Ferrières, Waddesdon Manor ou Mentmore - et dont les noms sont restés célèbres, en raison notamment de la qualité des collections qui y ont été assemblées. Les Rothschild ont collectionné les œuvres de toutes les époques et de toutes les matières avec l’instinct encyclopédique qui présidait aux Kunstkammern de la Renaissance. En écho à l’exposition Sèvres, une passion Rothschild qui se tient au Mobilier National, il s’agit de lever le voile sur certains des plus grands collectionneurs de la branche française de la famille mais aussi sur quelques collections moins célèbres que d’autres, comme la porcelaine de Sèvres et les manuscrits enluminés.

Ce parcours propose de remonter aux origines du bouddhisme indien, là où se tissent récits légendaires, pensée philosophique et création artistique. Les épisodes fondateurs de la vie du Bouddha — sa naissance, son éveil, son enseignement, son départ — s’incarnent dans des images sculptées et peintes qui jalonnent plus d’un millénaire d’art indien, du IIe siècle avant notre ère au XIIe siècle. À travers ce répertoire d’images, se dessine une vision radicale de l’existence, orientée vers la libération. Avec le « Grand Véhicule », de nouvelles figures apparaissent, les bodhisattva, porteurs d’un idéal de compassion universelle, tandis que les bouddhas se multiplient, élargissant l’horizon spirituel et iconographique. Ces représentations dialoguent étroitement avec les grands lieux de pèlerinage, inscrivant la mémoire du Bouddha dans le paysage de l’Inde.

Alors que la France célèbre le bicentenaire de la photographie, revenir sur l’histoire mouvementée de son invention, des toutes premières recherches sur la lumière aux procédés emblématiques qui marquèrent ses débuts semble opportun. Née des efforts de plusieurs protagonistes, à différentes époques et en différents lieux, la photographie est l’aboutissement d’un long processus fait de tâtonnements et de révélations, d’échecs et de succès et d’une quête constante de perfectionnement technique. Véritable récit romanesque, mêlant codes secrets, soupçons d’espionnage et rivalités internationales, l’histoire de l’invention de la photographie se situe à la croisée des arts et des sciences. Elle révèle par ailleurs l’émerveillement et la stupeur que causa l’émergence de ce nouveau médium qui devait révolutionner notre connaissance et notre perception du monde. De la toute première photographie (1826-1827) aux innombrables réalisations permises par ce médium, nous voyagerons du domaine viticole de Nicéphore Niépce (1765-1833) au jardin d’Hippolyte Bayard (1801-1887) et du Diorama de Louis Jacques Mandé Daguerre (1787-1851) à l’abbaye médiévale de William Henry Fox Talbot (1800-1877) pour comprendre comment est née et s’est développée cette extraordinaire invention, résultat du « travail admirable de la lumière ».

Parce qu’il rejoignit l’ordre des Frères prêcheurs, Guido di Pietro, l’un des peintres les plus insignes de la Renaissance, prit le nom de Fra Giovanni, avant qu’on le surnomme après sa mort Beato Angelico ou Fra Angelico en raison de la beauté et de la perfection quasi divines de ses peintures. Fra Angelico connut une carrière exceptionnelle dans cette ville en métamorphose qu’était Florence dans la première moitié du XVe siècle. Si on associe volontiers cette période à l’âge d’or de la Renaissance, au cours de laquelle furent actifs côte à côte Brunelleschi, Ghiberti, Donatello, Masaccio ou Michelozzo, au service des familles les plus puissantes, des Strozzi au Médicis, l’histoire a paradoxalement longtemps positionné le peintre en marge de ce phénomène. En réalité, loin d’avoir été un peintre dévot isolé dans son couvent, mu par une supposée forme de mysticisme, Fra Angelico a compté parmi les grands acteurs, les grands inventeurs de la Renaissance et fréquenté artistes et commanditaires les plus importants de son temps. Explorer les multiples facettes qui font de ses créations des œuvres si singulières et étincelantes dans le paysage artistique florentin illustre ses intérêts multiples pour la perspective, le portrait ou le paysage comme ses recherches sur la lumière et la couleur.

Des places royales aux grands chantiers haussmanniens, des architectures industrielles aux institutions culturelles contemporaines, des édifices monumentaux aux barricades éphémères, la ville de Paris n’a cessé de se transformer, ses édifices majeurs s’érigeant au fil du temps en symboles. Loin d’être figés, ceux-ci structurent le paysage urbain, façonnent les quartiers, transforment les pratiques urbaines et cristallisent les mémoires collectives. À travers une très riche iconographie — issue notamment des collections du Musée Carnavalet – Histoire de Paris — se dévoilent les métamorphoses de la capitale et la manière dont elle fabrique ses propres monuments et sa mémoire.

Au XIXe siècle, le Moyen Âge renaît sous un jour nouveau, captivant l’imaginaire des artistes, des éditeurs et des amateurs d’art. Des cathédrales gothiques aux manuscrits enluminés, des arts précieux aux objets religieux, la période médiévale devient une source inépuisable d’inspiration, réinventée à la fois avec respect et audace. Cette fascination se prolonge jusque dans la culture populaire au XXe siècle, où le gothique imprègne le cinéma, la bande dessinée et les arts graphiques, mêlant fascination pour le passé et inventivité créative. Entre hommage, interprétation et parfois subversion, se découvre ainsi une véritable réécriture du Moyen Âge, entre mémoire et imaginaire.
Au cœur de la Méditerranée, la Sicile occupe une place singulière dans l’histoire de l’art européen. Marquée par la rencontre de civilisations diverses, elle a développé au fil des siècles un patrimoine d’une richesse exceptionnelle, fruit d’échanges constants entre Orient et Occident. Le parcours proposé s’ouvre sur la Sicile grecque, de Sélinonte à Syracuse, au sein de la « Grèce de l’Ouest ». Ces cités majeures participent pleinement à l’hellénisme tout en affirmant des formes artistiques originales, nourries de leur ancrage local. Il se poursuit avec les mosaïques de la villa del Casale, témoignage remarquable du raffinement de la culture romaine en Sicile. La période normande et byzantine met ensuite en lumière une phase de synthèse unique, où traditions byzantines, influences islamiques et pouvoir latin s’entrelacent pour donner naissance à des monuments emblématiques. Enfin, le baroque sicilien, né de la grande reconstruction consécutive au séisme de 1693, révèle un art spectaculaire et inventif. À Palerme, Catane et dans le Val di Noto, églises, palais et ensembles urbains témoignent d’une créativité singulière qui distingue durablement la Sicile au sein de l’Europe.

Incontournable artiste du Siècle d’Or hollandais, Vermeer (1632-1675) s’impose comme le maître de la lumière et de l’intimité, loin du tumulte des grandes écoles baroques. Il réinvente l’art du quotidien, sublimant les gestes simples, les instants suspendus, les silences habités, élevant la scène domestique au rang de l’éternel. Jouant avec cet équilibre fragile entre réel et idéal, il traverse son siècle à pas feutrés, enveloppant ses figures de cette lumière pâle et cristalline qui semble suspendre le temps. Il laisse, à sa mort prématurée, un œuvre rare - 37 peintures connues à ce jour - mais bouleversant, où chaque tableau est un monde en soi, vibrant de silence et de lumière. Aborder l’œuvre de Vermeer à travers le prisme de son contexte artistique, social, religieux, et même politique, met en lumière la richesse intellectuelle et la portée allégorique, souvent méconnues, d’un des grands maîtres de Delft.

La tumultueuse carrière du Caravage a souvent été commentée comme celle d’un artiste transgressif et génial, dont la personnalité suffirait à expliquer les œuvres. Michelangelo Merisi, dit Le Caravage, a cependant appartenu à un contexte particulièrement riche d’artistes créatifs et de collectionneurs passionnés, à qui il faut rendre leur place pour comprendre ce que le peintre a vu et ce qu’il a fait. Pendant les quelques années de son activité, au rythme de ses nombreux périples, il a découvert des villes qui l’ont autant marqué qu’il y a laissé son empreinte, et expérimenté des manières de peindre chaque fois renouvelées. Suivre le Caravage dans sa course à travers l’Italie, entre les palais, les églises et les bas-fonds qu’il a pu fréquenter, permet d’appréhender ses œuvres, comme les observateurs du début du XVIIe siècle, dans ce qu’elles ont eu de plus contemporain au moment de leur création.

Qu’est-ce que l’art pop ? N’apparaît-il que dans les années 1960, à travers des peintures de boîtes de soupe ou des œuvres reprenant l’esthétique de la bande dessinée et de la publicité ? « La publicité est devenue respectable en soi », écrivent en 1956 les architectes britanniques Alison et Peter Smithson, « et elle bat les beaux-arts à leur propre jeu. Nous ne pouvons ignorer le fait que l’une des fonctions traditionnelles des beaux-arts, à savoir la définition de ce qui est beau et désirable pour la classe dirigeante – et, en fin de compte, pour l’ensemble de la société – a été récupérée par le publicitaire. » À partir de cette réflexion, déjà amorcée par Fernand Léger au début du XXe siècle, sur la compétition qui s’instaure entre les beaux-arts et les produits de la société industrielle, ce cours se propose d’examiner les développements de l’art pop de manière transversale, au-delà de sa définition canonique dans l’histoire de l’art, et de comprendre le « pop » au-delà de son imagerie superficielle.

La notion d’authenticité dans l’architecture japonaise est une notion souvent invoquée mais rarement questionnée dans toute sa complexité. Entre mythes persistants — tradition immuable, continuité formelle — et réalités historiques, techniques et sociales, le patrimoine architectural japonais se révèle d’une très grande diversité et sujet à des processus constants de restauration et de reconstruction. De la reconstruction périodique du sanctuaire d’Ise à celles des palais ou châteaux, se manifestent différentes approches du patrimoine bâti : matériaux, savoir-faire, usages, formes ou intentions se dessinent. Discours et textes théoriques, institutionnels et critiques, tant au Japon qu’à l’international, sont mis en regard des études de cas proposées afin de comprendre comment l’authenticité se construit, se négocie et se met en scène. Dresser un portrait pluriel des approches patrimoniales japonaises à partir d’édifices emblématiques engage à dépasser une vision essentialisante trop souvent véhiculée.

Héritier de la tradition hébraïque qui voit l’homme et la femme chassés du Paradis originel, le christianisme se distingue de cette dernière par la possibilité du salut des âmes, permise par le sacrifice du Christ. Dès lors, la quête du Paradis et la terreur de l’Enfer apparaissent comme une structure du discours chrétien. Les nombreux Jugements derniers aux tympans des églises assument cette dimension programmatique. Ce cycle se propose d’étudier comment se forment et se déploient, à travers les siècles, les représentations de ces horizons d’attente eschatologique espérés ou redoutés. Il s’agira également de mettre en résonnance ces images avec un contexte culturel et religieux plus large.

Longtemps relégué aux marges de l’histoire de l’art, associé aux arts décoratifs, aux savoir-faire domestiques ou à l’industrie, le textile s’impose aujourd’hui comme un langage artistique majeur, traversé par des enjeux esthétiques, sociaux et politiques de première importance. Cette traversée historique et critique propose d’en suivre les métamorphoses, depuis les avant-gardes européennes du début du XXe siècle jusqu’aux pratiques contemporaines les plus expérimentales. Des ateliers du Bauhaus aux expérimentations du Black Mountain College, des biennales de Lausanne à l’émergence du Fiber Art, se dessine une histoire marquée par l’émancipation des matériaux et par l’affirmation de figures artistiques longtemps minorées, en particulier féminines. Le textile apparaît également comme une archive sensible du monde : support de récits liés au travail, au genre, aux systèmes de domination, à la mémoire et aux résistances collectives.
