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Ecole du Louvre

Avec votre carte d’auditeur de l’École du Louvre, vous pouvez accéder librement, pendant la durée de vos cours, aux collections permanentes et aux expositions temporaires :

 

  • du musée du Louvre,
  • du musée E. Delacroix,
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  • du musée de l’Orangerie.

 

Vous bénéficiez d’un tarif réduit aux :

 

  • musée national des arts asiatiques Guimet,
  • musée Rodin,
  • musée national d’art moderne (Centre Pompidou).

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Cours d'été

Organisés de juin à juillet, les cours d’été proposent des séries de cours thématiques hebdomadaires d’archéologie, d’histoire de l’art et d’histoire des civilisations en rapport avec l’actualité des musées et de la recherche.
Chaque série (du lundi au vendredi) comprend des cours magistraux d'1h30, dispensés par des professionnels du patrimoine, conservateurs, universitaires et chercheurs, et des visites d'application dans des musées et des monuments de Paris et d’Ile-de-France.

Conformément aux directives gouvernementales et en application des mesures sanitaires de lutte contre le COVID-19, les cours d'été de l’École du Louvre 2020 sont déprogrammés.

 

En cas de nécessité, des modifications de calendrier et d'intervenants peuvent survenir.
Pour s’inscrire au titre de la formation continue (prise en charge des frais d’inscription par votre employeur) écrire à : formation.continue[a]ecoledulouvre.fr.
 

 

Modalités et pièces à fournir pour s'inscrire par internet

Toutes les séries

  • Plein tarif : 105 euros la série de cours
  • Plein tarif dégressif * : 75 euros la série de cours
  • Tarif réduit (- de 26 ans, demandeurs d'emploi, bénéficiaires du RSA ou de l'AAH) : 63 euros la série de cours
  • Tarif réduit dégressif * : 45 euros la série de cours
  • Tarif formation continue : 130 euros la série de cours

* Si vous vous inscrivez à une (des) série(s) de cours supplémentaires(s), quelle que soit la durée du premier cycle choisi, le tarif dégressif s’appliquera systématiquement à chaque cycle suivant. Ces tarifs particuliers ne s’appliquent pas aux inscriptions au titre de la formation continue.

Version PDF (mars 2020)

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Des places sont disponibles par correspondance, veuillez trouver ci-dessous les documents à télécharger et à envoyer :

  • Visages du pouvoir et de l'intimité : le portrait dans les arts grec et romain (n°CE01)
    • ).
    • École du Louvre, Paris : Amphithéâtre Michel-Ange.
    • en cours de programmation.

    De Périclès à Auguste, la question de la représentation individuelle traverse les époques au fil d’une galerie de grands hommes. Pour autant, tous ces portraits d’hommes et de femmes de l’Antiquité répondent-ils à l’image moderne que l’on se fait du genre ?

    Objectivation de l’image de soi, sujet fait objet, le portrait, qui figure parmi les genres phares de l’Antiquité classique, suscite des questions d’ordre théorique autant que pratique. Catégorie moderne, dont la définition fut énoncée au XVIIesiècle, il incarne un défi lancé à l’historien : jusqu’à quel point cette définition est-elle applicable dans l’Antiquité ? Comment les contextes de commande et les ressorts de la culture visuelle, qui définissent les images comme objets souscrivant à une fonction, répondant à des besoins, se traduisent-ils en termes esthétiques ?

    Le cycle mettra en regard l’histoire respective des portraits grecs et romains, de manière à souligner leurs spécificités comme leurs interactions. La parole sera donnée alternativement à un spécialiste de chacun des deux genres, avant de se conclure sur un dialogue autour de la question des contextes d’exposition et des programmes iconographiques, entre les cités grecques et le monde romain.

    Cette séance permettra d’ouvrir aux enjeux plus larges de la compréhension du portrait dans son environnement social.

    • Ludovic Laugier
      conservateur en chef du patrimoine, département des antiquités grecques, étrusques et romaines, musée du Louvre
    • Martin Szewczyk
      conservateur du patrimoine, musée du Louvre, département des antiquités grecques, étrusques et romaines
    Visages du pouvoir et de l'intimité : le portrait dans les arts grec et romain
  • L'art du pastel, d'un âge d'or à l'autre (XVIIIe-XIXe siècles) (n°CE02)
    • ).
    • École du Louvre, Paris : Amphithéâtre Cézanne.
    • en cours de programmation.

    Si le pastel connaît son âge d’or au XVIIIesiècle, avec les célèbres pastellistes Maurice Quentin de La Tour et Jean-Baptiste Perronneau, il bénéficie d’un véritable renouveau dans la seconde moitié du XIXe siècle, grâce à la création de la Société de pastellistes français en 1885, à la construction d’un pavillon dédié pour l’Exposition universelle de 1889 et au soutien de grands critiques comme Octave Mirbeau et Félix Fénéon. La technique infiniment séduisante par sa matière et ses couleurs, permet une grande rapidité d’exécution et traduit une grande variété stylistique. D’œuvre d’agrément ou d’étude préparatoire, le pastel devient une création autonome et un outil d’expérimentation au service d’une forme de modernité. Le programme de ce cours invite à découvrir les principaux artistes qui ont haussé le pastel au rang d’art majeur tels que Maurice Quentin de La Tour, Jean-Etienne Liotard au XVIIIe siècle et Edgard Degas ou encore Odilon Redon au XIXesiècle. À côté de ces pastellistes renommés, il s’agit de mettre en lumière également les œuvres de Jean-François Millet, d’Edouard Manet, de Berthe Morisot, d’Auguste Renoir, de Paul Gauguin ou de Mary Cassatt, des artistes symbolistes comme Lucien Lévy-Dhurmer, Charles Léandre, Alphonse Osbert, Émile-René Ménard, Fernand Khnopff, mais aussi l’art plus mondain d’un James Tissot, de Jacques-Émile Blanche ou de Victor Prouvé.

    • Gaëlle Rio
      conservatrice en chef du patrimoine, directrice du musée de la Vie romantique
    L'art du pastel, d'un âge d'or à l'autre (XVIIIe-XIXe siècles)
  • L'icône : art et dévotion à travers les âges (n°CE03)
    • ).
    • École du Louvre, Paris : Amphithéâtre Michel-Ange.
    • en cours de programmation.

    Placée au cœur du culte des Églises orientales, l’icône constitue l’un des pans majeurs de l’art religieux chrétien. Ce panneau de bois à fond d’or représentant le Christ, la Vierge ou les saints, constitutif du christianisme oriental, est apparu au VIesiècle dans l’Empire byzantin.

    Après la crise iconoclaste (VIIe-VIIIe siècles), l’icône connaît un remarquable essor tout au long de l’époque médiévale, l’activité missionnaire de Byzance s’accompagnant de la diffusion d’icônes dans l’ensemble du monde orthodoxe.

    À la chute de l’Empire byzantin en 1453, de nouvelles écoles de peinture continuent de voir le jour, répondant aux besoins des fidèles, à tel point que la peinture d’icônes reste vivante aujourd’hui.

    Le cycle propose de découvrir la richesse picturale et symbolique de l’icône, comme de comprendre sa permanence à travers les âges, au travers de nombreux exemples issus de collections publiques et privées.

    Il donnera ainsi un aperçu de l’art sacré et des pratiques cultuelles de l’Orient chrétien, des origines au XXIesiècle, étendu sur une aire géographique vaste, allant de la Grèce à l’Éthiopie en passant par les Balkans, la Russie, les îles de la Méditerranée et le Moyen-Orient.

    • Raphaëlle Ziadé
      responsable des collections byzantines, Petit Palais, musée des beaux-arts de la Ville de Paris
    L'icône : art et dévotion à travers les âges
  • Rajasthan, terre de contrastes : l'Inde des Rois (n°CE04)
    • ).
    • École du Louvre, Paris : Amphithéâtre Michel-Ange.
    • en cours de programmation.

    Riche d’une histoire plurimillénaire et d’un patrimoine culturel aussi éblouissant que varié, le Rajasthan – ce plus vaste État de l’actuelle Union indienne, situé au Nord-Ouest du sous-continent – fut autant terre de passage que conservatoire culturel de l’Inde traditionnelle.

    Né en 1949 de la réunion de multiples États princiers qui s’étaient développés de longue date en Inde du Nord, ce « pays de Rois » – ainsi que l’on a coutume de rendre en français le nom de Rajasthan – vit se mettre en place au fil des siècles les formes d’art les plus diverses et les plus contrastées. Sous l‘égide d’ambitieux et turbulents monarques, temples hindous ou jaïns, forteresses inexpugnables ou palais d’apparat et d’agrément, riches écoles de miniature, révèlent une intense créativité sans cesse renouvelée par le flot capricieux de l’Histoire.

    En cinq séances, qui nous conduiront de l’aube des temps historiques à l’époque du Raj britannique, nous nous proposons de présenter dans ses grandes lignes, l’art tout de contrastes esthétiques et d’éclectiques beautés, de l’une des plus attractives régions de l’Inde contemporaine.

    • Thierry Zéphir
      ingénieur d'études, musée national des arts asiatiques - Guimet
    Rajasthan, terre de contrastes : l'Inde des Rois
  • Objets et merveilles au Moyen Âge. Art, histoire, anthropologie (n°CE05)
    • ).
    • École du Louvre, Paris : Amphithéâtre Cézanne.
    • en cours de programmation.

    L’art des objets réserve de multiples surprises à qui sait l’approcher, en particulier au Moyen Âge. Sans doute mieux que tout autre, il introduit au cœur de la vie sociale, comme le montreront ces cinq conférences à propos de thèmes variés, objets de recherches récentes. Il sera d’abord question de l’art et de l’imaginaire des marchandises, à partir du cas extrême de Venise qui vivait du commerce entre l’Europe, la Méditerranée et plus loin encore. On s’intéressera au spectaculaire renouveau de la gravure des pierres au XIIIesiècle, à propos de camées figurés à inscriptions en hébreu, certains parmi les plus beaux qui soient : ils ont longtemps dérouté et relèvent de la réception de l’Antiquité mais aussi et surtout des rapports, réels ou fantasmés, entre Juifs et Chrétiens. On abordera aussi les œufs d’autruche, cornes de licornes et autres griffes de griffon disposés dans les églises médiévales pour susciter l’émerveillement – un intérêt nouveau qui relèvera bientôt des sciences naturelles. On présentera une découverte majeure : celle de la couronne d’Hildegarde de Bingen, objet complexe qui synthétise l’œuvre de la célèbre visionnaire et réformatrice rhénane, une femme qui impressionne encore aujourd’hui. À partir d’objets adoptant la forme de livres mais servant cinquante autres fonctions, on explorera l’art des objets combinatoires et le statut du livre entre le Moyen Âge et le XXIesiècle.

    • Philippe Cordez
      directeur adjoint du Centre allemand d'histoire de l'art, DFK Paris
    Objets et merveilles au Moyen Âge. Art, histoire, anthropologie
  • Correspondances : mots et images du XVIIIe siècle aux avant-gardes (n°CE06)
    • ).
    • École du Louvre, Paris : Amphithéâtre Michel-Ange.
    • en cours de programmation.

    Littérature et peinture entretiennent d’étroites relations dans l’art occidental que la célèbre formule d’Horace, ut pictura poesis (La poésie est comme la peinture) semble résumer, un temps du moins. Cherchant à légitimer la pratique picturale comme art libéral, les artistes trouvent dans la littérature en général, et la poésie en particulier, les arguments donnant ses lettres de noblesse à leur art considéré jusqu’à la Renaissance comme relevant exclusivement des arts mécaniques.

    Enjeux de rivalités mais aussi d’émulations fécondes, les correspondances entre arts visuels et art de l’écriture se déclinent sous de multiples formes. Les artistes puisent des sujets dans l’infini répertoire de la littérature et inventent des formules plastiques qui vont au-delà de la simple illustration d’un texte mais qui, au contraire, en proposent des interprétations inédites et savantes en regroupant par exemple des traditions littéraires différentes, au gré de leur propre réflexion esthétique (Eugène Delacroix).

    Ce dialogue entre le texte et l’image séduit à rebours les littérateurs: Charles Baudelaire célébrant « le peintre de la vie moderne » comme René Char méditant sur Georges de La Tour ou Rainer Maria Rilke sur Auguste Rodin sont autant de réflexions sur leur propre pratique poétique tandis que l’usage de l’ekphrasis (la description littéraire de l’œuvre d’art) devient un genre littéraire à part entière, dont la Recherche de Marcel Proust est le point d’orgue, la description d’œuvres réelles de Botticelli ou de Whistler se mêlant avec brio avec celles, inventées par l’écrivain, du peintre Elstir.

    Loin de n’être qu’une réflexion d’esthétique, ce cours propose un parcours à travers des œuvres d’art et des œuvres littéraires du XVIIIe siècle aux mouvements d’avant-gardes du début du XXe siècle qui permettra la compréhension de la nature complexe des relations entre des modes de création très différents ainsi que la manière dont les arts se nourrissent mutuellement ou au contraire s’opposent.

    • Pascale Martinez
      docteure en histoire de l’art, professeure d'histoire de l'art en classes préparatoires, Paris
    Correspondances : mots et images du XVIIIe siècle aux avant-gardes
  • Costumes à la ville comme à la scène, de la Renaissance aux Lumières (n°CE07)
    • ).
    • École du Louvre, Paris : Amphithéâtre Michel-Ange.
    • en cours de programmation.

    Des mascarades de la Renaissance aux opéras des Lumières, en passant par le ballet de cour et le théâtre de Molière, la mode n’a cessé de faire des allers-retours entre le monde du spectacle et celui de la ville. Ainsi, le costume de scène et l’habit civil ont entretenu un dialogue riche d’influences, semblable à celui que tient aujourd’hui le cinéma avec nos façons de s’habiller.

    La perméabilité de ces mondes a provoqué des emprunts de part et d’autre, par émulation à la ville et par volonté de répondre aux attentes du public, à la scène. Ces échanges sont visibles dans le contour des silhouettes et des volumes, mais aussi dans le choix des couleurs et de tout ce qui peut orner un habit : gants, cravates, perruques, souliers, galons et dentelles. Le costume d’Ancien Régime est sans cesse tiraillé entre un désir d’authenticité vis-à-vis des époques ou des lieux qu’il incarne et les caprices de la mode que procure ce bel air tant recherché par la société aristocratique. La scène s’empare également de ses codes à des fins comiques, soit pour se moquer des ridicules de l’habit démodé, soit pour railler les excès de la mode, « cette maîtresse » sous laquelle « il faut faire ployer la raison ».

    • Mickaël Bouffard
      chargé de recherche, Centre d’Étude de la Langue et des Littératures Françaises (CELLF), Sorbonne Université
    Costumes à la ville comme à la scène, de la Renaissance aux Lumières
  • La fabrique de l'Afrique : les artistes face à l'Europe coloniale (n°CE08)
    • jeudi (1 séance : 00h00 - 00h00).
    • École du Louvre, Paris : Amphithéâtre Cézanne.
    • en cours de programmation.

    La colonisation française en Afrique et sa mémoire ont durablement marqué de leur empreinte les arts et les musées. Ce cycle propose de mettre en lumière le rôle joué par les artistes africains et français dans la construction et la transformation du regard porté sur cette histoire.

    Quels objets et quelles images arrivaient d’Afrique au lendemain de la colonisation ? Qui étaient les artistes français véhiculant fantasmes et exotisme sur le continent ? Quelles transformations économiques, sociales ou esthétiques ont marqué la création africaine durant cette période ? Quel rôle politique les artistes ont-ils joué dans la contestation de l’autorité coloniale ? Enfin, comment les musées prennent-ils en charge aujourd’hui ces récits et cet héritage ? Cette étude s’appuiera sur des exemples variés, empruntés tant à des collections privées que publiques

    Janvier
    Jeudi 1 janvier 1970, 00h00
    Du trophée au chef-d'oeuvre : l'art royal d'Abomey (Bénin) à Paris
    • Alexandre Girard-Muscagorry
      conservateur du patrimoine, chargé des musiques et cultures non occidentales , musée de la musique (Cité de la musique - Philharmonie de Paris)
    • Sarah Ligner
      conservatrice du patrimoine, responsable de l’unité patrimoniale mondialisation historique et contemporaine , musée du quai Branly - Jacques Chirac
    La fabrique de l'Afrique : les artistes face à l'Europe coloniale
  • Géricault et le Romantisme révolutionnaire (n°CE09)
    • ).
    • École du Louvre, Paris : Amphithéâtre Michel-Ange.
    • en cours de programmation.

    Toute la vie artistique de Théodore Géricault (1791-1824) repose sur une vision politique très fine et originale de la vie quotidienne de ses concitoyens, mais encore des grands équilibres européens et mondiaux : les guerres de Napoléon, ses défaites (Campagne d’Égypte, expédition de Saint-Domingue), la Traite des Noirs, le colonialisme, les révolutions européennes et sud-américaines, les conséquences de la révolution industrielle à Londres, les souffrances du peuple. Autrement dit la folie d’un monde industriel et ses guerres fratricides.

    En cela, Théodore Géricault est le digne représentant du romantisme révolutionnaire. Né dans une famille royaliste et républicaine (son oncle vota la mort du roi Louis XVI), il est l’acteur essentiel de cette nouvelle génération qui décida de faire de son art un engagement esthétique et politique, une suite logique aux combats titanesques de ses aînés (les Lumières, David, la Révolution, l’épopée napoléonienne).

    • Bruno Chenique
      docteur en histoire de l'art , ancien pensionnaire Villa Médicis (Rome) et Getty Research Institute (Los Angeles)
    Géricault et le Romantisme révolutionnaire
  • In vinculis invictus : portraits in prison (n°CE10)
    • ).
    • École du Louvre, Paris : Amphithéâtre Michel-Ange.
    • en cours de programmation.

    Among all the portraits produced during the modern period, some have been painted or, more recently, photographed in prison. Portraits in prison exist at a crossroad of politics, law, and identity; they offer a great opportunity to think about art and society. Artists themselves have made self-portraits during their own imprisonments, or sometimes a portrait of one of their fellow prisoners. More often it was the prisoners or their relatives who commissioned an artistic record of their detention. The idea of commemorating such a moment, or to evoke it as a claim to fame, seems surprising at best, outrageous and provocative at worst. But there has been, since the 16th century, an enduring tradition of portraiture in prison with its masterpieces and its pantheon, a tradition that fits into the wider pictorial attention to the prison itself. With the French Revolution, the nature of prison changed. It became a tragic symbol of political “debates.” Within a few years, a series of portraits appeared that would nurture Western political thought and visual culture until now. Since the 18th century, other portraits have been more and more associated with ideas that stretch beyond the individual and into the realm of social justice, mass incarceration, and the prison-industrial complex.

    • Olivier Meslay
      directeur du Clark Art Institute à Williamstown, Massachussets
    In vinculis invictus : portraits in prison
  • Bâtir au milieu des eaux : l'architecture vénitienne du Moyen Âge à nos jours (n°CE11)
    • ).
    • École du Louvre, Paris : Amphithéâtre Michel-Ange.
    • en cours de programmation.

    Construite entre terre et mer, la ville de Venise a toujours été soumise au flux et au reflux de différentes influences artistiques. Durant le Moyen Âge, Byzance imprime sa marque dans ses églises romanes et l'architecture mamelouque dialogue avec ses palais gothiques. Une culture constructive spécifique se développe cependant dans ce site lagunaire.

    Cette culture exerce une forte résistance lorsque déferlent depuis Rome et la Toscane, les innovations de la première Renaissance. Professionnellement, la figure de l'architecte peine à prendre pied dans la cité des Doges. Sa marge de manœuvre reste très limitée, ainsi que l'attestent au cours du XVIe siècle les déboires de Sansovino, Palladio et Scamozzi sur de grands chantiers publics.

    La ville n'en demeure pas moins un lieu important d'élaboration théorique en matière d'architecture, notamment à travers la publication de traités. Elle devient au XVIIIe siècle un foyer de diffusion de l'architecture néo-classique, qui remet en question la pratique constructive traditionnelle.

    Avec la chute de la République en 1797, de nouvelles institutions culturelles s'installent dans les palais et les couvents abandonnés de la ville. La question de leur restauration devient dans la seconde moitié du XIXe siècle l'objet de débats passionnés entre des intellectuels comme Ruskin ou Boito.

    La construction du pont du chemin de fer en 1840 puis l'arrivée de l'automobile en 1930, transforment les rapports de la ville à son territoire. Entre la station balnéaire du Lido et le port industriel de Marghera, des interventions sont également nécessaires dans le centre historique, afin de développer les services publics et lutter contre l'insalubrité.

    Le déclin démographique suite à l'acqua altade 1966, puis l'abandon des projets de Wright et de Le Corbusier pour Venise, scellent toutefois le début d'un processus de muséification de la ville.

    Derrière des façades désormais immuables, ce processus impose une restructuration en profondeur du bâti, qui se poursuit de nos jours.

    • Nicolas Moucheront
      doctorant à l'EHESS de Paris et à l'université Iuav de Venise
    Bâtir au milieu des eaux : l'architecture vénitienne du Moyen Âge à nos jours
  • L'attrape-rêves : petite histoire du pictorialisme (n°CE12)
    • ).
    • École du Louvre, Paris : Amphithéâtre Cézanne.
    • en cours de programmation.

    Né vers 1890 en Angleterre avant de se répandre dans le monde entier au tournant du XXe siècle, le pictorialisme constitue un chapitre majeur de l’histoire de la photographie. L’ambition des promoteurs de cette esthétique était de démontrer les potentialités créatives de la chambre noire en concevant des épreuves possédant des qualités artistiques ou, pour ainsi dire, des « œuvres d’art » photographiques.

    Qui étaient les pictorialistes ? Quel a été leur rôle dans la reconnaissance de la photographie en tant qu’art ? Quelles œuvres nous ont-ils laissées et que nous disent-elles de leur vision, de leurs intentions et de leurs espoirs ?

    Autant de questions qui seront abordées au gré d’une promenade poétique conçue comme une succession de séquences thématiques révélatrices des enjeux de ce moment de l’histoire de la photographie. De la figure de l’enfant à la représentation du nu ou de la nature, des profondeurs de la nuit à celles du regard, nous parcourrons l’univers pictorialiste et évoquerons ses manifestations les plus remarquables et ses représentants les plus illustres : Alfred Stieglitz, Edward Steichen, Gertrude Käsebier, Robert Demachy, Heinrich Kühn, Frederick H. Evans, Constant Puyo, Anne Brigman, F. Holland Day…

    Ce faisant, nous décrypterons les spécificités de ce mouvement qui, vers 1900, voulut faire de la photographie un moyen de capturer les rêves.

    • Julien Faure-Conorton
      docteur en histoire et théorie des arts
    L'attrape-rêves : petite histoire du pictorialisme
  • L'héritage des Aigles : l'art et la gloire des deux Empires (n°CE13)
    • ).
    • École du Louvre, Paris : Amphithéâtre Michel-Ange.
    • en cours de programmation.

    Napoléon Ier comme Napoléon III ont marqué durablement l’histoire mais aussi les arts de leur temps. Les nombreuses commandes réalisées sous leurs règnes témoignent de l’importance de l’activité créatrice dans tous les domaines. Hygiénistes convaincus, esthètes souvent méconnus, les deux Empereurs et leur famille sont à l'initiative de grands chantiers dans la capitale, de l’aménagement des palais impériaux ou encore du développement de la mode et du luxe à la française.

    Les nombreuses campagnes militaires qui se sont déroulées sous leurs règnes ont stimulé la production picturale et sculptée. Elles ont aussi contribué à l’épanouissement des arts décoratifs au service du prestige des troupes impériales.

    Ce cycle propose de découvrir la production artistique d’exception qui s’est développée sous les règnes de Napoléon Ieret de Napoléon III, en s’intéressant aux différentes disciplines de l’histoire de l’art (architecture, peinture, sculpture, arts décoratifs) confrontées aux principales réalisations napoléoniennes. Une attention particulière sera portée aux ouvrages disparus, comme les Tuileries ou Saint-Cloud, ainsi qu’aux témoignages artistiques inédits ou méconnus de ces époques, encore visibles et conservés aujourd’hui.

    • Aude Nicolas
      diplômée de l'École du Louvre, docteure en histoire de l'art, experte de collections histoire de l'art et patrimoine, Délégation au patrimoine de l'armée de Terre
    L'héritage des Aigles : l'art et la gloire des deux Empires
  • L'architecture de Claude-Nicolas Ledoux : imaginaire et modernité (n°CE14)
    • ).
    • École du Louvre, Paris : Amphithéâtre Cézanne.
    • en cours de programmation.

    La fortune critique de Claude-Nicolas Ledoux repose sur la réalisation de la première usine monumentale d’Europe, la saline royale d’Arc-et-Senans, construite sur un plan panoptique. D’un demi-cercle dont le centre est occupé par l’étonnante maison du directeur, Ledoux pensait qu’allait naître un second, le chœur de la ville de Chaux. Il en dessine de nombreux édifices publics et une centaine de maisons. Ledoux conçoit aussi la nouvelle enceinte de Paris, ponctuée de plus de cinquante portes monumentales appelées Propylées, par référence à ceux de l’Acropole d’Athènes.

    En 1804, son Muséum d’architectureparaît, le premier et unique volume de L’Architecture considérée sous le rapport de l’art, des mœurs et de la législation qui devait en compter cinq. Il rassemble les représentations de la Saline, de la Ville nouvelle et du théâtre de Besançon, autre édifice novateur. Un texte expose dans une forme poétique ses idées philosophiques et politiques.

    Beaucoup moins connues sont les demeures à la Grecque, bâties à Paris et dans ses environs, pour de grandes familles aristocratiques (Uzès, Montmorency, Montesquiou) ou pour des artistes (Saint-Lambert, Mlle Guimard). Seules deux d’entre elles subsistent aujourd’hui. Très confidentiel est également son rôle dans l’invention de la petite maison, une maison modeste par ses dimensions, exceptionnelle par son décor et singulière par sa distribution.

    Ce cours s’attachera à mettre en perspective tous les aspects du travail de Claude-Nicolas Ledoux, œuvre théorique comme œuvre bâtie, pour en montrer la grande modernité.

    • Dominique Massounie
      maître de conférences en histoire de l'art moderne, université Paris-Nanterre
    L'architecture de Claude-Nicolas Ledoux : imaginaire et modernité
  • Botticelli, la Renaissance sensible (n°CE15)
    • jeudi (4 séances : 00h00 - 00h00).
    • École du Louvre, Paris : Amphithéâtre Michel-Ange.
    • en cours de programmation.

    De Burne-Jones à Proust ou Cindy Sherman, l’art de Botticelli (1445-1510) a été reçu comme l’image même d’une beauté gracieuse, raffinée, idéale. Une beauté nue et simple. Mais derrière l’élégance sinueuse de la ligne, l’envol éthéré des drapés et des chevelures, les visages tendres et les joies colorées des tapis de fleurs, la peinture de Botticelli dépasse les plaisirs esthétiques immédiats pour s’étoffer d’un riche et sophistiqué mille-feuille de significations. Dans la Florence néoplatonicienne des Médicis et de l’Accademia di Careggi, où les arts dialoguent, le maître invente une nouvelle typologie picturale, l’allégorie mythologique dans laquelle s’entremêlent fable antique, poésie amoureuse, et clés politiques contemporaines : c’est en premier lieu par cette innovation que Le Printempsou La Naissance de Vénusprennent toute leur place au sein de l’histoire de l’art.

    Le cycle s’attachera parallèlement à explorer la part d’ambiguïté du langage botticellien : au fait des innovations de la Renaissance rationnelle, l’artiste s’engage pourtant dans une voie toute personnelle, où la construction est d’abord expressive, rythme poétique. Sa sensibilité troublée se fera ensuite l’écho du climat de réforme spirituelle amené par Savonarole, abandonnant radicalement les charmes profanes pour une peinture de sombre exaltation. Il s’agira enfin au fil des séances de mesurer l’apport de Botticelli à la production d’objets décoratifs domestiques (coffres de mariage, médaillons de dévotion privée, etc.), où son talent n’est pas moins inventif. Ce cycle invite à redécouvrir Botticelli en son temps, dans toute la variété de ses aspirations et réalisations, et à mieux comprendre le sens d’œuvres devenues des icônes de la Renaissance.

    Janvier
    Jeudi 1 janvier 1970, 00h00
    Dans la Florence mystique de Savonarole
    Natacha Pernac,
    maître de conférences en histoire de l'art moderne, Université Paris-Nanterre.
    • Natacha Pernac
      maître de conférences en histoire de l'art moderne, Université Paris-Nanterre
    Botticelli, la Renaissance sensible
  • La mosaïque romaine : une « peinture de pierre » (n°CE16)
    • ).
    • École du Louvre, Paris : Amphithéâtre Michel-Ange.
    • en cours de programmation.

    Alors que les revêtements décoratifs muraux ou de pavement existent depuis longtemps, c'est au cours de l'époque romaine que cet art va prendre une ampleur inégalée grâce à la virtuosité des artisans et aux solutions originales mises en œuvre. La mosaïque privée devient pour la classe aisée un moyen d’afficher sa richesse mais aussi sa culture, ses goûts, les loisirs qu'elle pratique, tandis que les édifices publics se parent de décors de plus en plus somptueux. La variété iconographique qui en résulte dans tous les domaines, du plus trivial au plus sacré, représente une aubaine pour les archéologues et les historiens : à partir des sols découverts en Afrique du Nord ou à Pompéi par exemple, ils peuvent étudier de nombreux sujets ignorés par les sources écrites.

    Quelles techniques utilisaient ces mosaïstes ? Est-il possible d’identifier des écoles, des thèmes privilégiés ? Quelles circonstances ont pu permettre à ces œuvres fragiles de défier le temps et comment les transférer aujourd’hui des sites aux musées ?

    C'est, parmi bien d'autres, les questions qui seront examinées au cours de ce cycle.

    • Claude Sintes
      conservateur en chef du patrimoine honoraire, , ancien directeur du musée départemental Arles antique
    La mosaïque romaine : une « peinture de pierre »
  • Le Nouveau Réalisme, et après ? (n°CE17)
    • ).
    • École du Louvre, Paris : Amphithéâtre Michel-Ange.
    • en cours de programmation.

    « Nouveau Réalisme = nouvelles approches perceptives du réel ». C’est sur cette définition minimale que le critique Pierre Restany rassemble, à partir de 1960, des artistes à la vérité bien divers sous la bannière du Nouveau Réalisme : Yves Klein, Arman, Martial Raysse, Jean Tinguely, Niki de Saint-Phalle, Raymond Hains, François Dufrêne, Jacques Villeglé, Christo, Gérard Deschamps, Mimmo Rotella. Le Nouveau Réalisme fera son temps, et tous les artistes, à leur manière, changeront profondément, au long de leurs parcours, la manière de penser le rôle et la place de l’art dans la société.

    Le cours propose une introduction à la fois générale, portant sur le contexte des années 1960, sur de grandes thématiques mises en exergue par ce mouvement qui n’en fut pas vraiment un (l’assemblage, le bricolage, l’auto-destruction…), et une approche plus particulière, centrée sur les artistes eux-mêmes. Il restitue des pratiques singulières dans leur contexte historique, artistique, culturel, tout en cherchant à comprendre de quelle révolution du regard celles-ci furent porteuses. « Le monde est un tableau », dit Raymond Hains. Entre l’art et la vie, l’envol de la poésie et la matérialité des choses, tous auront oeuvré en dehors des catégories généralement admises.

    • Cécile Bargues
      conservatrice générale des bibliothèques, directrice, département des manuscrits, Bibliothèque nationale de France
    Le Nouveau Réalisme, et après ?
  • Dehors ! Une histoire de l'art à ciel ouvert, de 1945 à nos jours (n°CE18)
    • ).
    • École du Louvre, Paris : Amphithéâtre Michel-Ange.
    • en cours de programmation.

    La fin de la troisième République et la fonte massive de la statuaire monumentale sous l’occupation sonnent, dans l’imaginaire collectif, le glas d’une forme d’art public alors rejetée par de nombreux défenseurs de l’art moderne. La seconde moitié du XXe siècle verra cependant le développement considérable de formes artistiques prenant place en dehors des lieux habituellement consacrés à l’art que sont la galerie ou le musée. Ce sont les différentes formes de cet « art à ciel ouvert », pour reprendre le nom d’un ouvrage de Caroline Cros et Laurent le Bon, que nous explorerons en quelques cours, afin de voir comment l’art moderne et l’art contemporain ont trouvé leur place au sein de nos espaces communs. Qu’elles suscitent le scandale ou l’indifférence, l’admiration ou le rejet, ces œuvres bénéficient d’une visibilité particulière dans notre monde contemporain, et ont souvent constitué, pour le grand public, la première porte d’entrée vers l’art de son temps. Des œuvres monumentales de pionniers de la modernité aux formes les plus récentes de la commande publique, des grands espaces du Land Art américain à ceux que les artistes s’approprient au cœur de la ville par le biais de la performance ou du Street art, nous observerons comment l’art s’est pratiqué dans des lieux qui avaient tout pour lui résister.

    • Philippe Bettinelli
      conservateur du patrimoine, responsable de la collection Art public, Centre National des Arts Plastiques
    Dehors ! Une histoire de l'art à ciel ouvert, de 1945 à nos jours
  • Fêtes ! Une approche esthétique et anthropologique des fêtes populaires du Moyen Âge à nos jours (n°CE19)
    • ).
    • École du Louvre, Paris : Amphithéâtre Cézanne.
    • en cours de programmation.

    Depuis plusieurs décennies, ce moment festif, par nature immatériel, éphémère et populaire, est entré dans les collections des plus grands musées. Comment en est-on arrivé à faire de ces moments de vie quotidienne un sujet de collecte anthropologique, d’étude et d’exposition ?

    Depuis le Moyen Âge, les fêtes populaires disent beaucoup d’un pays et de sa population, à un moment spécifique de son histoire, questionnent les structures mêmes de nos sociétés, et proposent une confrontation joyeuse entre mondes populaire, riche et savant. La fête foraine de la Belle Époque n’est-elle pas la transposition populaire des Expositions Universelles, et le carnaval un renversement de l’ordre établi ?

    C’est un voyage dans le monde des fêtes populaires et de leurs significations que propose ce cycle de conférences, au travers des collections conservées dans les musées français, d’un paquet de confettis à une toile du XVIe siècle.

    • Eloïse Galliard
      responsable des collections, musée des Arts Forains
    Fêtes ! Une approche esthétique et anthropologique des fêtes populaires du Moyen Âge à nos jours
  • Tempus Fugit : de l'Antiquité aux vanités contemporaines (n°CE20)
    • ).
    • École du Louvre, Paris : Amphithéâtre Michel-Ange.
    • en cours de programmation.

    Fragilité de la vie, inanité des occupations humaines, vanité des possessions matérielles et de l’exercice du pouvoir… Ces messages d’ordre philosophique ou moral composent l’arrière-plan symbolique d’œuvres aussi diverses que les vanités de l'Antiquité, les danses macabres médiévales, les grands portraits des représentants de la Renaissance des pays du Nord tels qu’Holbein ou Hans Baldung Grien les réalisèrent ou encore les natures mortes du XVIIesiècle.

    Ce cours aura pour objet d’interroger les liens entre des œuvres intimement liées à l’expression de la pensée occidentale, religieuse ou non, et des œuvres produites par des artistes bien loin de ces traditions. Squelettes, crânes, sabliers, bougies, fleurs, fruits mûrs invitent encore aujourd’hui à méditer sur le caractère éphémère de l’existence. Faut-il y voir la puissance évocatrice de ces motifs ou le retour d’interrogations philosophiques et religieuses que l’héritage de la pensée rationaliste moderne avait semblé en partie occulter dans le champ de l’art contemporain ?

    • Laurence Bertrand-Dorléac
      historienne de l'art, professeure, , Science Po Paris
    • Thibault Boulvain
      historien de l’art, boursier de la Fondation de France
    • Isabelle Dubois-Brinkmann
      Conservateur en chef du patrimoine, Pensionnaire à l'INHA
    • Pauline Duclos-Grenet
      ancienne élève de l’École Normale Supérieure, docteure en histoire de l'art , enseignante, chargée de cours, Ecole du Louvre
    Tempus Fugit : de l'Antiquité aux vanités contemporaines