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Les cours sont organisés avec l'Association Adrien Dubouché et se déroulent à l'ENSIL,
16, rue Atlantis, 87000 Limoges.
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L'histoire des arts aux XVIIe et XVIIIe siècles, traditionnellement perçue comme une succession de maîtres masculins, doit être relue. L'absence apparente de "grandes artistes" n'est pas due à un manque de génie féminin mais à des barrières institutionnelles et sociales. Faute d'accès aux académies et à l'étude du nu, les artistes femmes ont dû élaborer des stratégies de contournement en investissant des genres jugés compatibles avec leur sexe, comme la nature morte ou le portrait, où elles ont excellé malgré les préjugés. Leurs talents ont souvent éclos au sein d'ateliers familiaux masculins, un cadre de formation et de légitimation qui a pourtant favorisé l'invisibilité de leurs œuvres. En forgeant leur propre identité stylistique et en intégrant les académies malgré des règlements restrictifs, des figures internationales comme Élisabeth Vigée Le Brun ont prouvé que la reconnaissance était possible. Le tournant du XVIIIe siècle, marqué par un accès élargi aux espaces d'exposition, a finalement permis à ces artistes d'acquérir une visibilité publique inédite, transformant le paysage culturel européen et ouvrant la voie à la présence croissante des femmes sur la scène artistique du XIXe siècle.

Les « invasions barbares » ne sont plus ce qu’elles étaient. À l’encontre des idées reçues, l’Empire romain n’a pas disparu soudainement sous la vague d’attaques fulgurantes et violentes menées par des peuples brutaux. Ainsi, Odoacre, qui déposa le dernier empereur était lui-même un général de l’armée romain.
Pendant plus de 300 ans, entre la chute de Rome et le sacre de Charlemagne, une mosaïque de royaumes structurent l’Europe occidentale. Si les Vandales et les Goths ont donné naissance à des termes dépréciatifs, certains noms nourrissent la culture populaire. Depuis le XIXe siècle, Clovis est souvent considéré comme le premier acteur de notre roman national. Dagobert et saint Éloi nous sont connus dès le plus jeune âge.
Les témoignages, bâtis ou mobiliers, de ces peuples sont plus nombreux qu’on ne le croit, même s’ils sont souvent lacunaires. Les observer, c’est découvrir l’alliance de traditions romaines et du développement de nouvelles formes, tout cela dans le contexte de l’essor du christianisme. La sculpture, l’orfèvrerie, l’enluminure, et bien d’autres domaines encore, confirment que ces barbares étaient bel et bien civilisés.
